Suivi et protection des ressources en eau : Le drone en phase d’expérimentation au Burkina

Suivi et protection des ressources en eau : Le drone en phase d’expérimentation au Burkina

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L’Agence de l’Eau du Nakanbé, le projet Faso Koom et le SP/GIRE ont procédé le lundi 1er juillet 2019, à l’expérimentation de l’utilisation du drone dans la recherche et collecte de données pour une meilleure connaissance et protection des ressources en eau au Burkina Faso. L’expérimentation s’est faite au niveau du barrage de Loumbila.

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Le projet Faso Koom est un partenariat entre les Agences de l’Eau néerlandaises et celles du Burkina Faso pour la mise en œuvre d’un certain nombre d’activités pour la protection des ressources en eau du Burkina. Parmi les activités développées avec l’Agence de l’Eau du Nakanbé, il y a le curage de barrages, et les parties prenantes entendent utiliser les technologies innovantes en la matière. C’est dans cette perspective que la partie néerlandaise a fait venir un drone pour une expérimentation en matière de collecte de données.

Selon Henk Post, coordonnateur du projet Faso Koom, « le drone peut être utilisé pour des prises devues des barrages pour dresser un inventaire de leur situation présente, plus précisément, relever les dégâts, les niveaux de fissures dans les métaux ainsi que les fuites afin de pouvoir trouver des solutions adéquates. Le drone permet, également d’avoir des informations sur les plantes envahissantes, le niveau d’occupation de berges et les zones vulnérables à l’érosion ». Par ailleurs, il y a une balle sonore qui permet de mesurer la profondeur de l’eau et l’épaisseur de couche d’ensablement dans le barrage. En ce jour 1er juillet 2019, le drone a survolé le barrage de Loumbila et a pu enregistrer des informations intéressantes sur le barrage. Cela est une grande opportunité pour les Agences de l’Eau qui ont entre autres pour mission de promouvoir, à l’échelle du bassin, une utilisation rationnelle des ressources en eau, la lutte contre la pollution et la protection des milieux aquatiques.

Selon Ghislain Anselme KABORE, Directeur Général de l’Agence de l’Eau du Nakanbé, le suivi des ressources en eau nécessite des instruments de mesure mais aussi des outils d’investigation et le drone complète la panoplie de ces outils. « Le drone est un nouvel outil qui permettra de renforcer la connaissance des ressources en eau au niveau de l’espace de compétence du Nakanbé. Il permettra également de connaitre les superficies occupées par les maraîchers, les spéculations qui sont faites, la maitrise de la bathymétrie qui est un élément très important pour l’allocation de la ressource aux usagers », a-t-il indiqué et de préciser que le drone n’a que des avantages pour les Agences de l’Eau.

Pour le Secrétaire Permanent pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau , Moustapha CONGO, le drone est un nouvel outil technologique avec des méthodes beaucoup plus avancées qui peut vraiment faciliter la connaissance des volumes réels des barrages et le niveau des digues pour anticiper au besoin. Il souligne que « les méthodes classiques sont légitimes certes, mais au regard des moyens souvent limités, des lourdeurs et le manque de personnels, le drone est vraiment un outil adéquat, plus efficace et plus rapide, à même de donner des informations en quantité et en qualité dans les meilleurs délais ». Les données enregistrées au barrage de Loumbila feront l’objet d’une restitution aux acteurs en termes de partage d’expériences et en vue de l’adoption de l’appareil dans l’arsenal des outils utilisés dans le suivi et la protection des ressources en eau.

 

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