Saison pluvieuse : Nous pouvons réduire et prévenir les inondations

Saison pluvieuse : Nous pouvons réduire et prévenir les inondations

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Nous sommes à l’orée de la saison pluvieuse. Pour cette année, il est prévu au minimum des pluies normales, sinon excédentaires. Si l’on peut s’en réjouir pour la saison agricole qui s’en voit prometteuse, des craintes demeurent tout de même.

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Une vue d’un caniveau rempli de bidons, de sachets, de cartons et même de pneus…

Pendant la saison hivernale, les pluies sont très souvent imprévisibles et inattendues. Conséquence, les populations se retrouvent mouillées ou contraintes de changer, voire annuler leurs programmes. Mais c’est tout le mal qu’on leur souhaite. Des conséquences plus graves sont à déplorer. Dans les inondations, certains perdent leurs maisons, d’autres leurs « businesses » et pire encore, d’autres perdent carrément leur vie.

Le bouc émissaire idéal

De prime abord, l’on peut dire que les autorités politiques ont une grande part de responsabilité dans l’urbanisation du pays et de fait, dans les inondations. En effet, il relève de leur devoir de construire des caniveaux pour permettre l’écoulement des eaux afin qu’elles ne se déversent dans les rues. Si nous constatons des efforts qui sont faits dans ce sens, il convient de préciser, au regard de la situation, qu’ils ne sont pas encore suffisants. De facto, les caniveaux, en plus d’être en nombre insuffisant, sont inégalement répartis dans les villes et quartiers. En conséquent, les familles restent exposées aux eaux.

Les populations, co-responsables des inondations

En outre, les populations sont « collaboratrices » des inondations. Combien sommes-nous à déverser des ordures de toutes sortes dans « nos » caniveaux ? Peu peuvent certainement se vanter de n’avoir jamais commis cet acte anti-écolo. Mais parmi ceux qui le font, il y a les « occasionnels » et les « abonnés ». Les premiers sont ceux qui, en promenade, jettent dans les caniveaux les emballages de produits qu’ils ont consommés : pain, yaourt, boisson en bouteille plastique, canettes, bonbons, fruits, etc. La deuxième catégorie regroupe ces gens qui ont résolument fait des caniveaux leurs poubelles. Ils n’attendent qu’une moindre pluie et ils se faufilent pour y déverser leurs tas de déchets. Les caniveaux se voient ainsi obstrués. Dans ces conditions, comment pourraient-ils remplir correctement leur fonction d’écoulement ? Conséquence, les eaux sont rejetées dans les rues et ce sont les populations qui en font les frais.

Un Burkina écocitoyen, c’est possible

Il est plus qu’impératif que chacune des deux parties prenne ses responsabilités. Mais il faut d’abord et surtout une prise de conscience et un engagement fort de la population. Sinon, tant que nous ne serons pas en mesure de conserver les biens publics, à quoi bon en réclamer de nouveaux ? Ce serait une grande perte que l’Etat investisse dans des infrastructures si les bénéficiaires vont les abîmer immédiatement. Le pays a de nombreux besoins prioritaires mais peu de ressources financières. Il nous faut travailler à ce que les investissements consentis ne soient pas vains, mais portent du fruit.

Si nous parvenons à cette maturité, les autorités se verront d’une manière ou d’une autre obligées d’investir beaucoup plus dans ces infrastructures.

Les populations sont donc priées d’entretenir les caniveaux et les autorités, de prendre des mesures d’accompagnement pour aider celles-ci à être plus écocitoyennes.

Yves Zongo

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