Pollution automobile atmosphérique : « En partie responsable de 6500 à 9500 décès chaque année… »

Pollution automobile atmosphérique : « En partie responsable de 6500 à 9500 décès chaque année… »

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Au Burkina Faso, se procurer un véhicule fait partie du planning de l’avenir de tout jeune, même les moins ambitieux. Les motivations réelles varient d’un jeune à un autre : pour frimer, se sentir important dans la société, pour des raisons professionnelles ou encore familiales…Mais la question que rares de jeunes se posent est la suivante : « Quel est l’impact de l’acquisition de mon véhicule sur mon environnement ou ma société ? ».

La planète toujours plus recouverte de déchets
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A Ouagadougou, la pollution est plus importante, à cause des bouchons

Ouagadougou est de plus en plus remplie de véhicules, si bien que ce n’est plus un luxe d’en posséder, contrairement aux dernières années. Si cette « invasion » exprime l’évolution économique des Burkinabè, elle n’est cependant pas bonne pour l’environnement, encore moins pour l’Homme.

Les composant polluants

Pour mouvoir le véhicule, le moteur exploite la pression induite par la combustion pour animer ses pistons. De cette combustion découlent les gaz d’échappement. Ces gaz sont constitués de dioxyde de carbone, de monoxyde de carbone, d’oxydes d’azote, de composés organiques volatiles et de particules (fines et solides). Le dioxyde de carbone (CO2) serait le moins nocif à la santé de l’Homme : il est naturellement présent dans l’air que nous respirons. Mais en forte concentration, il devient nuisible. Le monoxyde de carbone (CO) par contre, est très dangereux. Inodore, il est toxique, même en faible quantité. Il touche le cœur et le système nerveux. Les oxydes d’azote comprennent 2 types de gaz. Il y a d’abord le monoxyde d’azote (NO) qui est peu nocif. Mais lorsqu’il s’oxyde, on obtient le dioxyde d’azote (NO2), l’autre type d’oxyde d’azote. Il est dangereux car pénétrant les voies respiratoires et pouvant provoquer irritations et œdèmes. Il peut aussi fragiliser les poumons. Quant aux particules fines, il s’agit de fines poussières qui sont rejetées de la combustion. Elles peuvent être composées de sels, de métaux lourds, d’oxydes ou encore de suies. Respirées, elles peuvent provoquer des lésions, des troubles de respiration et même un cancer. Il y a aussi l’ozone qui est un polluant secondairement formé, sous l’effet des UV. Enfin, les composés organiques volatils (très nombreux), eux, nuisent à la santé pour certains en augmentant les risques de cancer.

Les véhicules les plus vieux et ceux dont le moteur est mal entretenu sont les plus pollueurs.

 

La pollution automobile, cause de cancer

En définitive, la pollution due à la circulation est responsable des problèmes sanitaires suivants : risque accru de mort par cardiopathie ; réduction de la fonction pulmonaire ; aggravation des symptômes d’asthme ; apparition d’asthme chez les enfants ; cancer de poumons et maladies cardiaques. Citant l’agence française de sécurité sanitaire environnementale (AFSSE), Wikipédia affirme : « La pollution atmosphérique, reliée pour près d’un tiers au rejet polluant des voitures, serait responsable chaque année du décès de 6500 à 9500 personnes en France. »

 

La couche d’ozone détruite

Il y a aussi la pollution qui participe de l’effet de serre, sans être vraiment nuisible pour la santé. Le composant le plus pollueur en matière de transport, c’est le dioxyde de carbone (CO2). Il contribue à détruire la couche d’ozone et donc à précipiter le réchauffement climatique. Les embouteillages augmentant la pollution, celle-ci serait (4 fois) plus importante en ville qu’en dehors. Et d’autres conséquences sont la dégradation des immeubles à travers l’oxydation des parties métalliques et l’encrassement des façades.

Face à toutes ces conséquences liées au trafic routier, les chercheurs essaient de trouver des solutions pour éliminer sinon amoindrir la pollution atmosphérique automobile. Quelles solutions ont-ils trouvées ? Sont-elles vraiment saines pour l’Homme et l’environnement ? Vous le découvrirez dans de prochains articles de RENADED.

Yves Zongo

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