Divina Distribution : « Nos produits sont entièrement naturels, sans colorant ni conservateur », Epiphanie Kiénou

Divina Distribution : « Nos produits sont entièrement naturels, sans colorant ni conservateur », Epiphanie Kiénou

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Divina Distribution est une entreprise spécialisée dans l’agroalimentaire. Née depuis maintenant deux années, cette entreprise s’évertue à offrir aux Burkinabè une gamme variée de produits de consommation. Sa particularité est que ses produits sont 100% naturels, faits à base de plantes. Afin de mieux présenter ses produits, la responsable, Mapin Epiphanie Kiénou, a bien voulu accorder un entretien à renaded.com.

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Mapin Epiphanie Kiénou : « J’adore entreprendre »

Renaded.com : Présentez-vous s’il vous plaît

Mapin Epiphanie Kiénou (MEK) : Je suis Mapin Epiphanie Kiénou, responsable de Divina Distribution. Je suis spécialisée dans l’agroalimentaire, en particulier la purée de tomate et les produits à base de moringa.

Renaded.com : Parlez-nous de Divina Distribution

MEK : Déjà, Divina Distribution porte le prénom de ma fille : Divine Nana. Située à la zone 1, l’entreprise est née en 2016 et fait de la purée de tomate et les produits dérivés du moringa ses articles phares. Ainsi, nous avons du piment à base de moringa, des graines pelées de moringa ; de l’huile et du savon à base de moringa ; du thé nature de moringa, avec menthe ou verveine. Nous produisons également de la poudre de moringa, du soumbala nature et bien-sûr de la purée de tomate.

Renaded.com : Quel est l’intérêt de consommer vos produits ?

Il y a tant de bénéfices à consommer ces produits. Il y va même de votre bien-être. Nos produits étant privés d’éléments chimiques vous assurent déjà de manger sainement. Et mieux, vous profitez de tous les bienfaits de la nature selon que chaque plante a sa particularité. Par exemple, le soumbala contient beaucoup de protéines et les protéines, nous le savons, participent à la construction des muscles. En plus, le soumbala aide à baisser l’hypertension. Sa soupe, elle, dissipe la fatigue. Le moringa, nous connaissons tous sa réputation. Il contient beaucoup d’éléments nutritifs, notamment les vitamines A et C, les sels minéraux, le magnésium, le calcium, le fer… Ce n’est pas pour rien que ses graines se vendent maintenant en pharmacie. Ils préviennent l’hypertension et le diabète. Mais en plus des graines, nous avons la poudre de moringa, qui stimule l’appétit, si vos enfants n’arrivent pas à manger. S’ils sont malnutris, la poudre leur apporte les éléments nutritifs nécessaires pour bien grandir.

L’huile de moringa, riche en vitamines E, rajeunit en éliminant les rides et cicatrise les plaies qui ne guérissent pas. Elle stimule la pousse des cheveux et élimine les pellicules. Un massage à l’huile de moringa vous soulage de vos douleurs articulaires. Je précise que l’huile ne perd aucun de ses composants car l’extraction se fait à froid.

La purée de tomate que nous vendons est entièrement naturelle, comme d’ailleurs nos autres produits. La tomate est l’un des meilleurs antioxydants. Boire la purée de tomate prévient le cancer de la prostate.

Une vue des produits de Divina Distribution (de G à D) : Des feuilles séchées, des graines, de la poudre et du thé, tous à base de moringa

Si votre purée de tomate est entièrement naturelle, comment faites-vous pour la conserver ?

Nous usons d’une technique ancienne : la pasteurisation. J’aie eu la chance de prendre part à des formations initiées par des Européens en 2009. Donc en période d’abondance, la tomate se vend à vil prix. Des fois même, elle reste en quantité énorme et pourrit. Nous on l’achète en quantité, on la transforme en purée naturelle, sans colorant ni conservateur. Grâce à la pasteurisation, elle se conserve de façon naturelle sur deux ans. Actuellement, la tomate est chère. Cette bouteille que vous voyez, même avec 1000F de tomates, vous ne pouvez pas obtenir cette quantité de purée. Mais nous la vendons à 500F.

Qu’est-ce qui vous a inspirée à vous lancer dans ce métier ?

Le sens de l’entreprenariat est une valeur qui m’a été inculquée par ma grande-sœur. En effet, depuis l’âge de 4 ans j’ai commencé à faire du commerce. Ainsi, j’ai fait des petits commerces au primaire, au secondaire et même à l’université. En 2009, au sein de notre association, nous étions formateurs dans le projet sauce tomate et avons formé beaucoup de femmes. Mais à l’issue du projet en 2011, nous avons constaté que personne ne se lance dans la transformation de la tomate parce que le travail est dur. En plus, il faut de la patience puisqu’en période abondante de tomate, notre commerce tourne au ralenti. C’est ainsi, dans un élan de révolte, que je me suis lancée dans le métier.

L’huile de moringa, un produit rajeunissant selon Epiphanie Kiénou

Rencontrez-vous de grandes difficultés ?

Ça ne manque pas. Déjà, nous n’avons pas les moyens pour de grandes publicités ; nous nous contentons du bouche-à-oreille. Les alimentations exigent que nous fassions du dépôt-vente si nous voulons collaborer. Une méthode qui ne nous arrange pas puisqu’il faut attendre forcément que tous nos produits soient écoulés avant d’entrer en possession de notre argent. Mais une autre grande difficulté que nous rencontrons, c’est l’emballage. Nous faisons dans la récupération. Comme vous le constaterez, nous utilisons des bouteilles de Desperado. Mais c’est surtout les capsules qui constituent la grande difficulté. Peu de gens travaillent dans ce domaine.  Je me rappelle, en février, j’ai fait ma production, mais je n’ai pas été assez prévoyante, les capsules n’ont pas suffi. J’ai fait le tour de Ouagadougou en vain. J’ai appelé à Bobo, rien. Je ne pouvais donc pas fermer mes bouteilles. Finalement j’ai essuyé une perte. J’ai donc distribué la purée restante à mes proches et connaissances. Mais heureusement, aujourd’hui, c’est de moins en moins compliqué.

Mais tout n’est certainement pas sombre. Qu’est-ce que vous appréciez dans ce métier ?

J’adore travailler à mon propre compte, je suis indépendante. C’est mon plus grand bonheur dans ce métier, d’autant que je fais quelque chose qui me plait.

Arrivez-vous à vivre de votre travail ?

Ce n’est pas comme je voudrais mais je ne suis pas trop à plaindre. En tout cas, pour le moment je n’ai aucune autre activité, je vis de celle-ci. Donc ça va, mais j’espère que les choses vont s’améliorer.

Un dernier mot ?

C’est surtout solliciter un accompagnement afin de produire et stocker beaucoup pendant la période abondante. Présentement on le fait mais avec nos moyens très limités. Et en période de manque de tomate, difficile de tenir parce qu’on est parfois vite en rupture. Ainsi on est obligé d’attendre la saison prochaine et on court même le risque de perdre nos clients qui vont certainement se tourner vers d’autres producteurs.

Entretien réalisé et retranscrit par

Yves Zongo

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