4e journées scientifiques et techniques sur l’eau et l’assainissement : Les changements climatiques et les ressources en eau en débat

4e journées scientifiques et techniques sur l’eau et l’assainissement : Les changements climatiques et les ressources en eau en débat

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La 4e édition des journées scientifiques et techniques du Cadre permanent de concertation sur la recherche dans le domaine de l’eau et de l’assainissement (CPCR- Eau), se tient les 13 et 14 décembre 2019, à Ouagadougou. Cadre de réflexions et de prospections scientifiques entre chercheurs et praticiens, ces journées entendent lever les incertitudes sur les changements climatiques. D’où le thème de la présente édition : « Ressources en eau au Burkina Faso : les grands défis à relever face aux changements climatiques ».

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Cette rencontre, selon Dr Zakari Bouraima, coordonnateur national du CPCR-Eau, est un cadre de dialogue entre d’une part, les chercheurs qui s’investissent dans le domaine de l’eau et de l’assainissement en vue d’aboutir à des résultats de recherches et d’autre part, les praticiens qui mettent en œuvre des actions de développement liées à l’eau et l’assainissement dans les villages et les villes. Et pour une 4e édition, le coordonnateur national dit être satisfait de l’ensemble de ces journées qui ont toujours associer les étudiants en vue de susciter des vocations.

Dr Zakari Bouraima

Pour cette année, acteurs de l’eau et de l’assainissement ont décidé de mener la réflexion sur la problématique des ressources en eau et les changements climatiques. Au menu des échanges, des conférences sur douze thématiques en lien avec cette problématique. « Au regard de l’actualité, le choix de ce thème s’imposait.

Aujourd’hui, les ressources en eau du Burkina sont très limitées et affectées par les changements climatiques. Il est donc question pour nous de voir dans quelle mesure on peut initier des actions et trouver des solutions appropriées pour faire face à cette situation », a signifié le directeur général des ressources en eau, Serge Traoré. Comme lui, le ministre de l’Eau et de l’assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, soutiendra que cette rencontre permettra de songer à l’avenir, de connaitre les contraintes et les approches à adopter. « Si nous n’avons pas une bonne connaissance des concepts, des évolutions, si nous ne les matérialisons pas par notre formule de recherche qui elle-même évolue, on est parfois surpris d’une situation sur laquelle on ne devrait pas ».

Le ministre Niouga Ambroise Ouédraogo

Et d’ajouter : « Parlant de changement climatique, on a beau dire, l’eau c’est la vie mais quand on pense aux inondations, elle (l’eau) peut être la mort. Je le dis souvent, on peut éteindre le feu par l’eau mais on ne peut éteindre l’eau. Quand on est prévenu, quand on le sent venir, on peut effectivement prendre des mesures ».

Soulignant que les quantités d’eau du pays, la qualité et leurs évolutions sont des notions que nous devons travailler à cerner, le ministre de l’Eau et de l’assainissement indique qu’au Burkina, la moyenne de l’évapotranspiration du sol (ETP) ou quantité d’eau qui s’évapore par le sol excède 2m par an, entrainant une énorme perte au niveau de nos plans d’eau. Ainsi, dit-il, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) relève un bouleversement du cycle de l’eau qui « se traduit par une modification de la moyenne et la répartition géographique des précipitations, l’augmentation de l’évapotranspiration et des épisodes de périodes sèches, de fortes précipitations et la modification du régime du cours d’eau et des eaux souterraines ».

Serge Traoré

Cela, suite à la hausse des températures qui surviennent dans le cadre des changements climatiques. Par ailleurs, il soutient que le dérèglement suivi de la croissance démographique et le développement des villes entrainent l’augmentation crescendo des besoins en eau en quantité et qualité. D’où la nécessité de trouver des outils et des approches en matière de résilience face aux impacts des changements climatiques.

A ce propos, Niouga Ambroise Ouédraogo a rappelé que le Burkina s’est intéressé à cette problématique dans la Stratégie nationale de l’eau 2018-2030, à travers cette question majeure : « Comment satisfaire de façon durable tous les besoins en eau des populations et des écosystèmes dans un environnement physique affecté par les changements climatiques et peu propice à la reconstitution et à la mobilisation des ressources en eau ? »


Source: Lefaso.net

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